samedi 16 février 2013

Trip 4x4 Sud Lipez et Altiplano, du Chili à la Bolivie

A 8h, nous avons donc RDV pour partir avec notre groupe. Nous sommes 10 au total et serons donc répartis en 2 jeeps. Nous arrivons à la frontière chilienne et comme nous le craignions, la route pour passer en Bolivie est fermée. On ne sait pas trop si c'est à cause des intempéries, on a plus l'impression que c'est une question politique car tout dépend des autorités boliviennes et elles ne semblent pas vouloir débloquer la situation...

Des centaines de gens attendent, comme nous. Nous avons le temps de bien faire connaissance avec notre groupe qui est composé de 2 autre français, 3 suisses, 2 allemandes et 1 australien.

On prend le petit déj à côté de la jeep en attendant que la situation se débloque.
Après plus de 6h d' attente, on nous informe que la route est ouvert, la douane chilienne ouvre donc également, il faut encore patienter pour avoir son tampon de sortie.

Après plus de 7h d'attente au total, nous prenons enfin la route. 

Yeaaahhh on peut partir!!

On part en minibus jusqu'à la frontière bolivienne à 4300m, pas de problème sur la route, sinon un peu de neige...
Là on rencontre nos chauffeurs avec qui nous allons passer 3 jours et on passe récupérer notre tampon d'entrée en Bolivie (beaucoup plus rapide que côté Chili!).

Douane bolivienne à 4300m

Durant ces 3 jours, nous allons passer par les régions du Sud Lipez et de l'Altiplano, cette dernière étant la plus haute région habitée au monde après le plateau du Tibet. On l'appelle d'ailleurs le Tibet des Andes.
La région du Sud Lipez est désertique, il n'y a presque pas d'habitants tandis que l'altiplano comporte de grandes villes comme La Paz, Potosi.

Dès le début nous nous mettons à boire du maté de coca (on s'est acheté un thermos pour ça!), manger des bonbons de coca et même à mastiquer les feuilles car nous sommes tout de même passer de 2500m d'altitude à San Pedro à plus de 4900m en quelques heures et nous allons dormir à 4300m...

Feuilles de coca à mettre en boule contre la joue mais à ne pas mâcher
Heureusement un des deux chauffeurs avait un sac énorme de feuilles de Coca en libre service. Lui même en ajoutait une dans sa bouche toutes les 30 sec!

Sources d'eaux chaudes et geysers

Le premiers jour, le temps est très gris et il fait plutôt froid. Nous ne verrons malheureusement pas la Laguna Verde et sa vue sur le volcan Licancabur. Nous nous arrêtons quand même à des sources d'eaux chaudes pour nous baigner, à 37° ce qui est bien agréable!

37° à 4300m!
Ensuite nous allons voir des geysers. Ce sera l'altitude la plus haute, plus de 4900m. A ce moment là on ne s'est plus trop où l'on se trouve entre l'effet de l'altitude et le sol poreux et fumant.



Le soir nous dormons dans un refuge à 4300m avec nos potes de 4x4. Pas de douche, mais nous étions prévenu. Coucher à 21h, on est tous fatigués par l'altitude. Mais ce n'est pas pour ça que l'on va bien dormir. La nuit est difficile pour tout le groupe car l'altitude nous réveille souvent et accélère le rythme cardiaque. Certains se lèvent à 5h du matin n'arrivant pas à dormir. On se rend compte le matin qu'on a pas trop mal dormi par rapport au reste du groupe (merci à la coca qu'on a prise sous toutes ses formes).

Notre refuge perdu sur l'Altiplano

Les lagunas

Le lendemain, réveil à 7h30 pour une journée bien chargée. 1ère étape, la Laguna Colorada, lac salé, situé à 4300m, avec sa couleur rouge, ses volcans enneigés, et ses centaines de flamands roses.





Le lac à une profondeur moyenne de seulement 35cm, ce qui fait que les flamands roses viennent s'y reproduire. Sa couleur marron et rouge est dû à des sédiments de couleurs rouges, et à certaines algues qui y vivent.

Dans la même journée, nous verrons 5 autres lagons de différentes couleurs.

Pause déj

Volcan + Lagon + Flamands = paysage de carte postale

En dehors des lagons, on a vu des cailloux et des paysages plus arides. Notre 4x4 avancait au milieu de ces paysages, souvent sans route ni chemin, dérapant par moments dans le sable et la boue.

Lieu de villégiature des vigognes

L'heure de la sieste, vue sur deux volcans
Roches volcaniques aux formes bizarres
Le soir, nous arrivons dans un refuge situé dans un village cette fois, et plus bas en altitude (3700m). On est en plein dans la période du Carnaval boliven. On décide donc d'aller faire un tour dans le village avec le reste du groupe. Au détour d'une porte de maison, on entend de le musique, on jette un oeil, et là on aperçoit une cérémonie dans une cours de maison. Les boliviens nous aperçoivent également et nous proposent de rentrer se joindre à eux. On aurait été tout seul, pas sur qu'on y soit allés, mais étant un petit groupe, nous nous joignons aux festivités.


Les gens du village se sont réunis pour fêter la Pachamama (la déesse de la fertilité / de la terre). Ils tournent en rond en jouant des instruments de musiques boliviens, essentiellement des flûtes. Dans le dos de certaines femmes, des branchages sont accrochés. D'autres envoient de la bière, en offrande à la Pachamama. Bien sur, Aurélia se fait inviter à danser par l'un d'entre eux. Elle aura le droit à des guirlandes de couleur sur la tête et à quelques pas de danse bolivienne (gros dossier, malheureusement non filmé...).
Tous les habitants sont impliqués dans le carnaval, ils défilent dans les rues et entrent dans les maisons jouer et danser, pendant que des enfants dans la rue envoient de l'eau.

Au détour d'une rue, 2 lamas dans une maison, normal...
Le soir on mangera un diner pas très bon et on se couchera comme les poules car réveil prévu à 6h le lendemain!

Salar d'Uyuni

Après une nuit bien plus reposante que la précédente, direction le Salar d'Uyuni, ce qui est censé être le clou de la traversée.

Sur le chemin on s'arrête à un cimetière de train, utilisés autrefois pour le transport des minerais.

Ambiance Mad Max
Conteste d'haltérophilie contre un suisse
Ensuite, passage par notre agence à Uyuni pour confirmer notre bus pour Sucre le lendemain matin. Mais en arrivant, on nous apprend qu'à cause du carnaval, aucun départ ne serait prévu le lendemain,ce qui nous coincerait dans cette ville pour 3 jours. On se voit pas rester dans cette ville où il n'y a rien à faire. Notre chauffeur nous arrête donc dans la rue où se trouvent les compagnies de bus (il n'y a pas de terminal de bus à Uyuni), et on prospecte les agences. Après quelques recherches, et avoir mis de côté les compagnies de bus les plus douteuses et celles qui partaient le soir même, on arrive à trouver un bus qui part bien le lendemain matin, ouf! En Bolivie, ce qui représente le plus de dangers, ce sont les bus. On essaie donc de ne pas prendre des bus trop pourris.

Une fois le bus réglé, on part pour le Salar d'Uyuni, le plus grand salar du monde. Il couvre 12000km², et au plus profond il atteint 90m! On peut voir le Salar de deux façons : en saison sèche, il est tout blanc et sec, et en saison des pluies il est recouvert d'une fine couche d'eau, ce qui donne visuellement une réflexion parfaite. Par contre en saison des pluies, c'est aussi un problème pour les chauffeurs qui n'arrivent plus à se repérer, on ne peut malheureusement pas allé trop loin sur le salar. 2 semaines plus tôt, 2 jeeps se sont perdues sur le Salar. Les gens ont été retrouvés une semaine plus tard, ils se nourrissaient de la sèves des cactus qui se trouvent sur une île en attendant d'être retrouvés.

A l'entrée du Salar, notre chauffeur nous demande si on préfère être avec d'autres 4x4 ou seuls. Evidemment on choisit seuls. Ils nous arrêtent à un super endroit, où il n' y a pas trop d'eau et où on voit bien le blanc du sel ainsi que la réflexion avec le ciel. Autour de nous c'est magique, d'autant que l'on est accueilli par des vols de flamands roses qui se reflètent sur le lac.On a même le privilège de prendre notre déjeuner au milieu de ce désert blanc.

Flamands roses


Bon, on a fait ce qu'on a pu ;)
Notre groupe de 4x4


On restera 2h sur le Salar, même si on aurait pu y rester toute la journée tellement c'est beau. Puis retour sur Uyuni en début d'après-midi où nous avons réservé une auberge pour la nuit.

Toutes les photos des 3 jours ICI.

Carnaval d'Uyuni

Une fois que notre 4x4 nous dépose à Uyuni, on va à l'auberge prendre notre première douche en 3 jours... Puis on se donne rdv avec notre groupe pour aller voir le Carnaval. Très vite, on se rend compte qu'il y a des batailles d'eau et de neige artificielle dans toute la ville. Avec Daniel et Olly de notre groupe, on part acheter des bombes à neige artificielle pour riposter!

Suisse, France, et Australie, alliés de la bataille d'eau
Aurélia sur le champ de bataille
C'est la guerre, les petits boliviens contre les gringos!
C'est fini, j'ai plus de munitions
Esquive de bombes à eau
On a pas démérité ;)
On s'attendait à regarder le défilé, au final on a participé. Bons premiers contacts avec les boliviens. On a mis l'animation sur la place centrale, les habitants étaient mort de rire de voir des gringos se faire attaquer par des dizaines de gamins (certains devaient avoir 3 ans et des pistolets à eau plus gros qu'eux!). On a passé une super après-midi, on s'est bien marré.
On a dit au revoir au 3/4 du groupe qui prenait le bus le soir, mais on en retrouvera certains par la suite.

Toutes les photos du carnaval d'Uyuni ICI.

A&A

jeudi 14 février 2013

San Pedro de Atacama, le désert le plus aride au monde, ou pas...

C'est avec un petit pincement au coeur que nous avons quitté l'Argentine. Nous allons une dernière fois au Chili avant de passer en Bolivie.
Le trajet en bus passe par un col à 4300m, ce qui a valu à Aurélia 2 jours de mal de tête. L'altitude déclenchant une pression dans le cerveau dû au manque d'air et à la diminution des globules rouges.

A notre arrivée en bus, on observe au loin des tornades de sable. Ca aurait peut-être du nous alerter pour la suite...?



Il ne fait donc pas très beau quand on arrive à San Pedro, il y a eu un orage et il n'y a plus d’électricité dans la ville. Nous commençons quand même à prospecter les agences pour notre tour de 3 jours jusqu'en Bolivie. Il n'y a rien à faire à San Pedro même mais beaucoup de choses à voir aux environs. On prévoit donc d'y rester 3 jours.

San Pedro sous le soleil

Le lendemain, il fait beau, on réserve notre départ pour la Bolivie en jeep pour le samedi matin et on prend une excursion pour la Vallée de la Lune pour l'après-midi même.
A notre auberge, on fait la connaissance d'un couple français très sympa vivant en Nouvelle-Calédonie, Bernard et Nadine, qu'on retrouvera par la suite à Sucre en Bolivie.

Nous partons donc pour notre excursion, à la Vallée de la Luna. Le site est sympa, on traverse des paysages lunaires, martiens...
Nous commençons sous le soleil avec une vue sur le majestueux volcan Licancabur (5916m).

Volcan Licancabur


L'après-midi se poursuit accompagné de grêle et pluie, surprenant dans le désert le plus aride au monde...
Apparemment il ne pleut que quelques jours par an en février, nous sommes tombés le bon jour!
On continue tout de même notre excursion sous les coups de tonnerre. Du coup nous avons le droit à un beau ciel mitigé...




On observe le coucher du soleil et là notre guide arrive en panique et nous dit qu'il faut repartir vite car apparemment il y a des inondations sur la route et on n'est pas surs de pouvoir rentrer à San Pedro.

Nous repartons et plusieurs fois nous croisons sur la route des éboulis de pierres. Au final 2 solutions sont possibles : attendre que les pompiers dégagent l'eau et les pierres d'une des deux routes possibles, ou emprunter la route principale qui est coupée sur 4 m de large et 4m de hauteur... mais ça on le découvrira quand il a fallu descendre du bus et la contourner grâce à une chaîne humaine de pompiers...



On a quand même eu le temps de prendre un petit cliché ;) Même la télé chilienne était présente, et la zone a ensuite été déclarée zone sinistrée car coupée du monde : routes fermées, plus d'électricité, centaine de maisons inondées, etc. même l'armée a débarqué!

Devant ce déchaînement de la nature, et surtout parce que les excursions étaient toutes annulées, nous avons décidé de partir plus tôt pour la Bolivie. Mais les routes étant fermées la tâche s'annonçait difficile... A suivre dans le prochain post ;)

Toutes les photos ICI.

A&A




lundi 4 février 2013

Road trip nord-ouest argentin

Mea culpa à nos plus fidèles lecteurs, on a mis un peu de temps avant de publier un nouveau post ;) Nous sommes partis depuis Salta pour 6 jours de road trip dans le nord-ouest argentin. En bougeant chaque jour c'était plus compliqué de mettre à jour le blog. Mais du coup vous avez le droit à un loooong post.


Après 20h de bus de Mendoza, nous sommes arrivés dans le Nord-Ouest Argentin, à Salta. Premiers dépaysements, c’est dans cette région qu’il y a le plus d’indiens Queshua et cela se ressent dès notre arrivée. Les gens ont la peau beaucoup plus foncée, les cheveux et les yeux très noirs, et très amendés. La ville est jolie avec une belle place centrale et de jolies églises.
Nous arrivons un dimanche, la ville est déserte. Les gens sont chez eux ou au parc en famille. Nous visitons tranquillement, nous savons que nous reviendrons plusieurs fois dans cette ville qui sert de base pour notre road trip.On commence par le téléphérique pour monter sur le Cerro San Bernardo et avoir une vue sur Salta la linda comme les Argentins la surnomment (Salta la belle), entourée de montagnes.



Puis nous allons faire un tour au marché artisanal. On ne trouve pas grand-chose à acheter.
On cherche un verre à maté, le fameux thé que boivent tous les Argentins.
C’est une tradition dans ce pays, on voit les gens se balader avec leur verre a maté et leur thermos pour l’eau chaude. Une tasse par groupe suffit, ils y mettent de l’herbe de maté puis de l’eau chaude. Ensuite ils boivent le thé avec une paille (la bombilla) qui a un filtre au bout. Puis ils font tourner la tasse, chacun  boit et remet de l’eau chaude. On nous a expliqué que c’était davantage un moment de partage qu’une dégustation.

Pour diner nous testons les spécialités régionales :


C’est bon mais lourd! Ils n’ont pas bcp de légumes dans leur cuisine.

Le lendemain, lundi, la ville est très animée, rien à voir avec le dimanche, ça grouille de partout. 
On trouve enfin notre tasse à maté et sa paille, on essaiera de vous faire tester en rentrant. 
Et bien sur on teste d’autres empanadas, qui sont en effet délicieuses à Salta.

Puis on retourne à notre auberge pour finir de préparer notre road trip qui commence le lendemain. 
On vous fait un court résumé par jour. Les photos parlent d'elles-mêmes. C'est une région exceptionnelle.

Les photos de la ville de Salta ICI.

Jour 1 : la Quebrada de las Conchas, de Salta à Cafayate

Une fois la voiture récupérée, nous partons pour Cafayate, à 200km au Sud de Salta. Sur la route se trouve la Quebrada de las Conchas : des canyons aux roches couleur rouge, rose, ocre…
Apparemment on trouve aussi des fossils marins, ce qui veut dire que l’eau était bien présente il y a des millions d’années. Dur à imaginer car ca parait désertique.On en prend plein les yeux pour cette première journée. 






On arrive dans la petite bourgade de Cafayate dans l’après-midi, ce qui nous laisse le temps de visiter. La ville est très sympa, entourée de vignes. Au hasard de notre ballade, on se retrouve dans une bodega à tester quelques vins de la région. Aurélia a repéré une boutique d’alfajores, on en profite aussi J Notre auberge a un jardin avec vignes et barbecue. On en profite donc pour acheter une bonne viande chez le boucher, une bouteille de vin, puis on se prépare un vrai festin !

Les photos du premier jour ICI.


Jour 2 : Les Vallées Calchaquies, de Cafayate à Cachi par la ruta 40

Sorti de Cafatate, on arrive directement sur une superbe route entourée de vignes et de montagnes au second plan. La route asphaltée se transforme vite en piste de pierres et sable. Pourtant on est sur une nationale, la fameuse Ruta 40 qui traverse le pays du nord au sud. Le paysage devient lunaire : fleuves asséchés, paysages désertiques, roches pointues...






Le midi, pause déj au tout petit village de Molinos, qui semble complètement perdu vue la route empruntée. On déjeune dans une hacienda sous un énorme poivrier. 

La place centrale du village de Molinos...
Le ventre bien rempli, on reprend la route. Plus ça va, plus on voit de cactus. On a choisi de dormir en dehors de la ville de Cachi, au village de Paya (disons 30 habitants au plus). On tourne à gauche sur un sentier encore plus exigu, pour arriver dans un lieu magnifique perdu au milieu des montagnes et cactus. C'est calme et paisible. Bonne surprise, le soir, la famille qui tient la Posada nous fait un excellent repas de leurs spécialités indiennes.
Le lendemain matin, on prend notre temps avant de retourner à Salta, pour profiter de ce lieu et de la piscine!

La Posada

Les photos du 2ème jour ICI.


Jour 3 : de Cachi à Salta

Après avoir fait joujou dans la piscine toute la matinée, on déjeune à Cachi, joli petit village à 2000m d'altitude. On en profite pour remettre de l'essence, les stations services se font rares dans la région.


Cachi

On part de Cachi et là très vite le paysage devient incroyable. On est entouré par des montagnes aux cimes enneigées, et au bord de la route ce sont des cactus à perte de vue. On ne croise quasiment personne sur la route, seulement quelques maisons et ruines.




Déjà sous le charme de ce paysage étonnant, nous arrivons ensuite sur la fameuse Recta Tin Tin (connue dans toute l'Argentine). Une route droite de 14 km qui passe au milieu du parc national Los Cardones (= Cactus). Superbe paysage, panorama à 360° avec des milliers de cactus.On s'y arrête un bon moment pour se balader et approcher de plus près ces plantes aux formes étranges.

Recta Tin Tin: pas de danger, on a 14km pour voir si une voiture arrive;)


C'est la fête des cactus
Après ce paysage quasi désertique, nous ne sommes pas au bout de notre étonnement. On grimpe jusqu'au col la "Piedra de Molina" à 3350m. Le paysage n'a rien à voir, c'est vert comme une sorte de grande prairie. On redescend la montagne sur une route très sinueuse, jusqu'à atteindre des montagnes vertes et rouges. On n'a toujours pas compris cet enchaînement de paysages complètement différents et irréels!

La route pour redescendre
On revient à Salta en fin de journée pour y dormir une nuit.
Les photos du 3ème jour ICI.


Jour 4 et 5 : de Salta à Humahuaca à Tilcara (ruta 9)

On repart de Salta pour le nord en direction de la Quebrada de Humahuaca (ce qui signifie Canyon de Humahuaca, qui est la ville au nord où nous dormirons).
On choisit de rejoindre Jujuy par la corniche de montagne plutôt que la nationale. C'est la première partie avant de rejoindre la Quebrada. On passe dans la montagne sur une route en lacets, au milieu de la forêt sub-tropicale. 

On déjeune à Purmamarca (ils aiment bien mettre des "a" dans les noms des villes dans cette région ;). Ville surplombée par la montagne aux 7 couleurs.

La montagne aux 7 couleurs

Sur la route on passe le tropique du Capricorne

Vers 16h30, on arrive à Humahuaca, village le plus au nord de notre périple argentin.Et là c'est le dépaysement total. Nous sommes à près de 3000m d'altitude, entourés de montagnes multi-colores. Les rues sont pavées, les maisons en pisé. Quasiment que des Quechuas dans les rues, peu de touristes. Nous assistons au coucher du soleil en haut de la ville donnant sur les montagnes. Et par la même occasion on a retrouvé la photo de couverture du Lonely Planet, ah ah.

Couverture du Lonely planet!
Coucher de soleil sur Humahuaca et ses montagnes
Du haut de la ville, nous entendons des chants dans les rues en contrebas. Hasard du calendrier nous sommes là le jour de leur grande fête annuelle qui célèbre la Vierge de Candelaria. C'est un peuple ultra croyant. Nous assistons en soirée à des processions avec des danseurs portant des tenues en plumes, des joueurs de tambours et de flûtes indiennes. L'atmosphère est un peu troublante pour de simples européens comme nous ;) En tout cas, on a adoré cette ville.





Le soir, nous arrivons à notre auberge où il y a une bonne ambiance. Nous discutons avec quelques personnes, qui nous disent qu'il y a une montagne incroyable à moins d'1h de route qu'il faut absolument voir. Ce lieu n'est dans aucun de nos guides et nous avions prévu autre chose à la base. Finalement nous décidons d'y aller le lendemain et de décaler d'un jour ce que nous avions prévu. On fait d'abord le marché pour acheter entre autre, des feuilles de Coca, pour nous aider à résister à l'altitude. Nous allons en effet grimper à + de 4000m les deux jours suivant. Les feuilles de Coca sont utilisées et légales uniquement au nord de l'Argentine (et en Bolivie et au Pérou). On les consomme soit en thé, soit en les mettant en boule contre la joue. 

Ensuite à l'auberge, pour nous expliquer la route, on nous dessine un plan à la main. C'est en fait un petit chemin en pierres, compliqué à trouver et où l'on peut assez facilement se perdre. Notre petite Clio rame en 1ère pour grimper la montagne sinueuse. Après avoir douté plusieurs fois d'avoir pris le bon chemin et n'avoir croisé personne, nous arrivons finalement à un des plus beaux paysages que nous avons vu jusqu'ici : la Serrania del Hornocal, complètement oublié des guides, et même de Wikipédia !
C'est une roche en forme de dents de requins, aux multiples couleurs. Nous sommes complètement seuls, au milieu de champs d'herbes jaunes et vertes, à 4300m d'altitude. C'est magique.



Seuls au monde !
On se demande d'où sortent ces formes et couleurs! une idée, les géologues ?

Nous irons dormir le soir à Tilcara, plus au sud. La ville est plus touristique mais entourée de montagnes. On s'est fait un peu plus plaisir avec une belle chambre dans une posada avec jardin donnant sur les montagnes. 

Le jardin de la Posada

Les photos des 4ème et 5ème jours ICI.


Jour 6 : Salinas Grandes

Le lendemain départ à 11h30 tranquille pour les Salinas Grandes (le plus grand désert de sel argentin).
On se refait un thé de Coca avant de partir car nous allons passer un col à 4170m et les Salinas sont à 
3550m d'altitude. On a également prévu de faire le plus grand désert de sel au monde "le Salar d'Uyuni"
en Bolivie, mais comme c'est la saison des pluies, nous ne sommes pas sur de pouvoir y accéder. 
Celui d'Argentine est déjà impressionant. Depuis la montagne, on croit voir un mirage en arrivant : une 
étendue blanche extrêmement lumineuse au milieu du désert. 

Mais qu'est ce que c'est que ce truc ?

Une fois fois bien protégés (lunettes de soleil obligatoires, crème solaire 50), nous partons tester la
surface de sel. On a pas vu le temps passer, et avons pris pas mal de photos en essayant de jouer avec 
l'effet d'optique avec l'aide de 2 argentines rencontrées sur le Salar. 


Oué bon pas évident à faire ces effets d'optique

Jump, jump !
Easy...

On a déposé nos amies sur la route, et sommes rentrés sur Salta tout blanc (de sel).

Les photos du 6ème jour ICI


Au final, le nord ouest argentin nous a émerveillé. Le fait d'avoir une voiture nous a permis de bien en
profiter et d'aller dans certains endroits reculés et magnifiques. En quelques jours et + de 1000km, nous 
avons traversé des paysages ultra variés : roches de toutes les couleurs, canyons, vallées, prairies, 
champs de cactus, forêt sub-tropicale, désert de sel, villages indiens perdus, condors, vigognes, lamas,
... Extraordinaire.

C'est notre dernier jour en Argentine, à Salta, avant de rejoindre le déset de San
Pedro de Atacama au nord du Chili, puis quelques jours après la Bolivie. 

A&A